Je rentre en cours et regarde l'heure toutes les cinq minutes. 11h55.
12h00.
12h05.
12h10.
12h15.
Sonnerie, ruades, bouchons dans les couloir, je me précipite, je dégringole, je cours, je regarde personne, je la cherche. Je la trouve. BOUM BOUM BOUM. Je coutourne la barrière. Elle ne m'a pas vue. Je la prend par surprise, elle sursaute, elle lâche son portable qui se fracasse.
E l l e _ e s t _ l à.
Je regarde par la fenêtre. Déjà 9h20. Je pleure. J'aperçois ma maison à travers les arbres, elle est tout près, je pourrais la voir, et c'est encore plus déchirant que si elle était loin, elle est tout près et je devrai attendre longtemps, des mois avant de la revoir, des mois de textos et autres messages, des mois d'attente. Des mois, si ce n'est pas un an.
Je pleure.
Encore.
Je rentre chez moi, midi quinze. Je vois les mots. Pleure de plus belle. 37 je t'aime, comme les 37 doigts de la main, de la part de la fille qui était haute comme 78 pommes. Je les cherche, en trouve, et continuerai à cherche dans les cachettes les moins probables.
Les larmes passeront, je trouverai les 37 je t'aime, et je reverrai Juliette.
Les larmes passeront, je trouverai les 37 je t'aime, et je reverrai Juliette.
Les larmes passeront, je trouverai les 37 je t'aime, et je reverrai Juliette.
Les larmes passeront, je trouverai les 37 je t'aime, et je reverrai Juliette.


