C'était énorme, c'était plus fort que tout autre chose, c'était les bouffées d'air frais, de nouvel air qu'on respire ; on y prend goût, alors on veut toujours recommencer et recommencer. Comme si on pouvait plus s'en passer, comme une drogue, un peu. Mais pas une de ces conneries qui te bouffent les neuronnes, un truc bien, agréable, qui t'emporte, une vague de bonheur, malgrè le gris, malgrè la pluie, malgrè le vent. Contre tout. C'était ça, la magie avec vous, on oubliait tout, on parlait de nos expériences actuelles ou prochaines. Et vous m'avez apporté bien plus que ce que j'ai pu apprendre le cul sur une chaise assise derrière une table. Et ce que vous m'avez appris, je ne l'aurais jamais appris avec personne d'autre qu'avec vous. Vous étiez tellement présents dans ma vie, que je ne pouvais plus me passer de vous. Alors imaginez le vide aujourd'hui. Depuis exactement 20h29, j'ai l'impression d'un vide, d'un gouffre, d'un ravin au fond de moi, J'ai les yeux équarquillés, qui cherchent sans trouver rien, qui scrutent je ne sais même pas quoi, peut-être la rue vide pour voir si vous y êtes, peut-être que je vous cherche au fond, je ne sais même pas ; et toutes les larmes sur le quais de cette maudite gare quand vous êtes montés dans ce maudit train, après la dernière étreinte, le dernier sourire, la dernière image.
Le dernier instant.
Fin, vous êtes partis.
Vous êtes les personnes les plus extraordinnaires. Jamais je ne vous dirai jamais assez "merci", et "je vous aime". Ces quelques mots sont d'ailleurs sans interêt comparés à ce qu'il en est réelement.
On se reverra, on se reverra vite ...